voila une petite communautée que j'ai découvert il y'a quelques années; alors que tout leur était interdit...
Voila d'habitude j'aime énormément parler mais cette fois ci je trouve que tout est dit qur leur parge... alors a tout les amoureux de la liberté rendez vous le 4 et 5 juillet 2009
Voila. J'y suis. Cela fait des jours que le besoin me tiraille; comme un petit prince égaré loin du désert, en manque du sable que le marchand lui apportait
si régulièrement - autrefois du moins. Des mois, que l'envi me démange, en me laissant dans une constante frustration. Des années, que je le fait égoïstement, comme une sorte de masturbation
cérébrale; évitant soigneusement d'avoir à confronter mes pensés (soit disant réfléchi puisque misent par écrit) à une quelconque critique, qui ferait de moi un St Exupéri simplement aviateur,
plutôt qu'un St Exupéri Aviateur ET Dessinateur ET Auteur ET...
Mais voila j'ai sans doute passé l'âge, de chier dans
mon frock en attendant le Père Fouettard; en fait, je n'ai aucun souvenir d'une scène de ce genre... Je sais pas vraiment si elle tient debout leur histoire de veillard, boiteu qui donne
des coups de fouet, aux enfants qui se sont mal conduit. ça devait faire paniqué les mômes en 1930, mais de nos jours, est ce que la charade tient toujours? Déja qu'à mon époque ce n’était pas le
génial, mais en 2009, qu'est ce qui effraie encore les gamins?
Je me souviens, il y'a quelques années de cela (((mon grand Père commençait toujours ses histoire comme ça), pas tant que ça d'ailleurs),-Nan mais attend Benjamin! tu ne vas
pas mettre une parenthèse dans une parenthèse, après une virgule et un tiret, c'est du n'importe koi! En écriture tu dois te plier a certaine règle de la littérature Française!)J’habitais alors
dans le 2em (Et bah voila! Maintenant plus personne ne comprendra!) sur Paris. Je (Pauvre taré!) me rendais sur Belleville pour écouter un peu de Slam et descendre quelques demis.
La lumière artificielle du métro et l'ivresse à deux euro soixante de la promo du jour au SuperU de la rue de Montorgeuille ; c'est jamais un grand cru, mais y'a jamais
eu besoin de crise pour être fauché. Je me souvient avoir regardé l'heure, sans la déchiffrer, mais il devait pas être bien tard, vu que j'arrivait toujours à Belleville vers dix-neuf heure
cinquante; on a tous nos petits rites, nos petites habitudes, pour certain, des le réveille, c'est le café/clope, pour d'autre c'est bacon mayo et sont armé de fayots, le bol de céréales à plus
de 3€ les 375g ou le gentil verre de jus d'orange fraichement pressé, il y'a de ça à deux semaines, par sac de 25 kilos, dans une usine chimiquement aseptisée, offrant un "bon" travail à des gens
qu'elle sous-payera jusqu'à délocalisation.
Ouai je sais. Je m'égard. Ça ne vous arrive jamais?
Bref, j'ai fini par arriver jusque sur le quai, j'aurai bien allumé une clope mais je me sentais vraiment soul. Je suis monté, j'ai posé mon cul, à côté d'un plus gros et j'ai fixé le centre de
l'allé. J’observais les têtes fatigué de tous ces gens; certains complètement sobre, avaient l'air plus défoncé que moi, mais bon c'est le train train alors on voit les pochs et les clodos, on se
dit qu'il y'a pire, on se soumet.
A un arrêt, deux mômes sont monté en courant. Ils devaient avoir 12 piges; avec des sacs à dots et des voix de pucelles. Ils rigolaient, l'un des deux a commencé à parler
à un mec, qui s'agrippait à une barre en alu. Le type avait l'air épuisé, il n’a pas répondu aux gamins; il devait rentrer du boulot après s'être tapé des heures sup, il devait avoir hâte de
rentré rejoindre sa femme et de s'écrouler sur son canapé. Il leur a tourné le dos, l'un des môme à commencé à l'insulté:"T'es un batard toi! Sale fils de pute!". Le mec à même pas bougé,
il fixait la vitre comme un con et mimait la froideur; sans y parvenir. Les gamins lui on craché dessus, ils se sont marrés un peu, avant de recommencé à l'insulter (juste pour mettre les
formes). Ils se sont un peu chamaillé, ont sortit deux chewingum, les ont mâchouillés en continuant de rigolé; ils n'avaient pas l'air si méchant que cela, je trouvai même qu'ils avaient une
bonne bouilles, juste des enfants.
Mais... Tout c'est passés si vite...Ils ont sortit un neuf millimètre, une bâte et un cran d'arrêt, l'un des deux a pointé le canon sur la tête du pauvre mec qui
s'accrochait à sa barre en Aluminium. Le mec n'a pas bougé, il a continué de fixer le défilé de graffs de la ligne deux. Avant d'observer sa propre cervelle s'écraser sur la vitre fissurée par la
balle qui avait déjà rejoint les tunnels du métro.
Dans un mauvais roman de gare, dans le cerveau d'un mec malade, ou dans celui de Claire Chasal, ça pourrait presque faire une chute crédible. Mais la réalité n'est
pas si tragique, en
fait, les petits morveux se sont barrés, le type a enfin arrêté de fixer la vitre. Une femme lui a parlé de son indignation, mais ça n'a pas eu l'air de l'atteindre plus que les crachats
des mômes.
J'ai respecté la réelle froideur qui émanait alors de cet homme. Il était en colère; contre les mômes, contre nous, contre lui. Une colère refoulée, mais bien visible. En
même temps, il était honteux, de lui, pour nous. Personne n'avait bougé. Moi, y compris. Alors que ce n'était que des mômes qui avaient besoin qu'ont leur disent de se calmer.
J’étais suffisamment bourré pour n'en avoir rien à foutre. Je suis descendu à Belleville. J'ai été écouter des poètes plus ou moins bon, venu se faire payer un verre, contre quelques vers. J'ai
pas mal picolé, bouffé quelques cacahouètes recouverte de sel, mais la pullule ne passait pas. J’arrêtais pas de repensé aux petites crapules. Douze piges, le mec en avait facilement
quarante, et c'est lui qui a eu peur... Avec tous ce qu'on entend partout dans les médias. Mais ça reste des mômes, ils cherchent leurs limites, font des trucs stupide, découvrent des bouquins
porno sous le lit de leurs père, passent leurs journée à courir, à parler du dernier dessin animé en vogue ou d'une connerie qu'un plus grand à faite, ils rigolent, et font la gueule quand ont
les reprend mais ça reste des mômes. DES MOMES. Mais pourquoi tout le monde s'en foutait, pourquoi est ce que, égoïstement on continu le trajet que l'on c'est tracé quelques instants avant, et
que l'on agit comme si rien ne pouvait risquer de troubler ce parcours si important pour l'Humanité? Je ne comprenais rien, je devais me barrer avant le dernier métro. J'ai descendu la rue,
et attendu six minutes pour monter dans un métro, pour m'affaler sur un siège. Il y'avait peu de gens, j'ai continué de pensé à ces mômes. Les enfants de l'Humanité, ou plutôt de la Communauté.
Si on y regarde de plus près légalement ils ne seront majeurs qu'à dix huit ans. Donc entre temps ce sont Nos enfants, on ne peut pas abandonner un gamin, en se disant: "ohh, mais c'est un vrai
petit bandit celui la, que font ses parents?". Alors qu'en laissant agir des gamins n’importe comment justes sous nos yeux sans même bouger le petit doigt, on se fait le complice de la connerie.
On collabore avec l'échec scolaire et la criminalité infantile. Enfin je crois, mais c'est vrai... On est que des Hommes.
Je tendais mes pieds fatigué par une dur soirée de plus, jusque sur la banquette qui se trouvait en face. J'allumai une clope, et crachat un gros nuage de fumé, une fille et
son copain semblaient vraiment emmerdés par la fumé, ils filèrent à l'autre bout du wagon sans même se retourner; c'est toujours les plus gênés qui filent. J’étais contrit; mais ça ne devait pas
trop se voir entre deux nuage de fumé, mais j'avais un bonne alibi : j’étais Humain.
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Une association d'humains au services de l'Eveille.